Invitation à notre AG 2018

Bonjour à tous!

Le lundi 12 mars se tiendra notre assemblée générale à la MVA de Dunkerque à partir de 18h15.

Nous serions ravis de vous y accueillir.

Vous trouverez toutes les informations nécessaires ci-dessous (ordre du jour, bon pour pouvoir, candidature au CA, inscription au repas qui suivra):

Ordre du jour AG 2018

candidature au CA

bon pour pouvoir

Invitation-1

Dans l’attente de vous retrouver ce jour-là,

L’équipe d’Artisans du Monde Littoral dunkerquois

AG ADM Dunkerque 2015 013

 

 

 

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Les comptes 2017 sont en ligne

Notre AG annuelle approche, elle aura lieu le lundi 12 mars à 18h30 à la MVA de Dunkerque.

Vous pouvez dès à présent consulter nos comptes de l’année 2017 pour pouvoir poser vos questions, faire d’éventuelles remarques ou propositions, en toute connaissance de cause le mois prochain.

photo comptes web

La présentation complète est ici:

PPT comptes 2017 internet

Bonne lecture!

Maxime, trésorier d’ADM Littoral dunkerquois

NON AU CETA!

Étiquettes

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Ce samedi 18 novembre de 10h00 à 12h00, Artisans du Monde Littoral Dunkerquois participait avec le collectif STOP TAFTA de DUNKERQUE à l’action STOP CETA de sensibilisation du public aux problématiques engendrées par ce traité de libre échange avec le CANADA /UE signé le 30 octobre 2016 au Conseil de l’UE et adopté par le Parlement européen le 15 février 2017où seuls 16 des 74 députés européens français l’ ont approuvé.

Cet accord doit maintenant être ratifié par les Etats membres, mais il est prévu que 90% de son contenu entre d’ores et déjà en vigueur de façon dite « provisoire ».

Stop CETA novembre 2017 011

Non, il n’est donc pas trop tard pour faire barrage à l’application de ce traité CETA qui vise à

  • Supprimer les derniers droits de douane entre les deux zones économiques, notamment dans l’agriculture ;
  • Niveler vers le bas les règlementations des deux côtés de l’Atlantique, ce qui se traduit bien souvent par une remise en cause des protections des travailleurs (voir les ordonnances MACRON sur le droit du travail), de la santé publique (voir la réduction à une peau de chagrin de la Sécurité Sociale et en parallèle la privatisation des soins de santé par le biais des mutuelles), des consommateurs (voir le dictat de plus en plus prégnant de la grande distribution au détriment des petits producteurs et de la paysannerie) et de l’environnement ( voir le peu d’empressements de nos dirigeants à mettre en œuvre l’indispensable transition écologique) ;
  • Offrir encore plus de droits exceptionnels aux multinationales afin de leur permettre de peser encore davantage sur les politiques publiques européennes et nationales.

Stop CETA novembre 2017 012

Pour cela, le CETA met en place deux mécanismes extrêmement dangereux et foncièrement antidémocratiques :

  1. Le forum de coopération règlementaire qui associe de nombreux lobbyistes dans ses groupes de travail disposant du pouvoir d’enterrer ou d’affaiblir un texte de loi avant que celui-ci n’arrive au parlement.
  2. Un tribunal d’arbitrage qui permettra aux investisseurs présents au CANADA de poursuivre un état si une nouvelle réglementation nationale ou locale risque de porter atteinte à leurs bénéfices. Sachant que la menace d’un procès aux coûts exorbitants (plusieurs millions d’euros) est très souvent suffisante pour décourager les volontés d’adopter des règlementations sociales, sanitaires, environnementales…

Pourquoi n’est-il pas trop tard ?

Stop CETA novembre 2017 009

Parce que le traité n’est entré en application que de façon provisoire dans sa majeure partie en attendant que tous les états européens ne le fassent ratifier par leurs parlements. La contestation est forte dans de nombreux pays, gênant certains gouvernements qui auraient voulu ratifier au plus vite.

ALORS, POUR DIRE NON AU CETA, INTERPELLONS NOS PARLEMENTAIRES POUR EXIGER UN RÉFÉRENDUM !  Écrivons à nos député (es) et sénateurs (trices) grâce à l’outil mis en place sur internet : http://www.stop-ceta.fr

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Salade de fruits (pas si) jolie, jolie…

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Manger des fruits est excellent pour la santé.

Mais êtes-vous si sûr de cette affirmation ?

D’où proviennent les ingrédients de la succulente salade de fruits que vous vous apprêtez à réaliser ?

Comment sont-ils produits ?

Que contiennent-ils vraiment ?

Nous avons décidé de vous donner quelques éléments de réponse dans l’article suivant.

CONSTAT:

Dans notre économie mondialisée, la compétition entre travailleurs-ses, imposée par une dérégulation toujours plus forte, provoque un dumping social et environnemental dont les conséquences sont tragiques pour les Hommes comme pour la Planète.

Le commerce des fruits tropicaux (bananes, oranges, mangues, ananas, etc.) est un des symboles de ces dérives : marqué par un modèle de production industrialisée, il provoque des impacts environnementaux et sociaux dont les paysans et travailleurs agricoles sont les premiers à faire les frais au prix fort, car dans cette compétition mortifère, ce sont les conditions de travail, les salaires et l’environnement qui sont devenus les variables d’ajustement.

Constat d’autant plus crucial que l’agriculture représente, avec plus d’un tiers de la population active mondiale employée, le deuxième employeur dans le monde après les services…

Les filières internationales des fruits tropicaux sont héritières du système  colonial : quelques acteurs de la transformation maîtrisent l’ensemble de la chaîne et forcent les paysans à travailler dans des conditions indignes.

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Leur but : s’accaparer le plus de profits. Pour cela ils tirent les prix de production vers le bas et les prix de vente vers le haut.

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Une production de masse imposée, à grand renfort de produits chimiques.

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Ces filières profitent de situations précaires des travailleurs (illettrisme, pauvreté, femmes et enfants, migrants).

-Les droits des paysans sont bafoués : pillage des semences, accès à la terre, juste rémunération

-Le droits des travailleurs agricoles également : horaires forcés, non-respect des normes de santé, pression sur les organisations syndicale, concurrence entre travailleurs et migrants, etc.

Les productions biologiques permettent d’assurer les conditions environnementales des productions, sans garantie concernant l’aspect social.

Seules les filières équitables respectent les droits humains (notamment le droit à la santé et à la sécurité) et mettent en valeur les agricultures familiales et paysannes.

Notons que les filières de commerce de fruits tropicaux sont mondialisées et ultra concentrées.

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  • Les impacts sociaux et environnementaux sont désastreux, comme le prouve l’exemple du Costa Rica

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Horaires de travail et rémunération

-Augmentation des horaires de travail (80 h au lieu des 48 h prévues, travail parfois 24h/24, réalisé par des migrants nicaraguayens en situation précaire).

-Les conditions de travail sont pénibles (10 à 12 heures quotidiennement, dans des conditions de chaleur et d’humidité extrêmes, six jours par semaine).

-Baisse des revenus des travailleurs : 73 USD/80 heures de travail. Le revenu décent a été calculé à 163 USD/semaine et le salaire minimum légal est de 63 USD/48 heures de travail.

Droits Humains

Sur une journée, les travailleurs des plantations remplissent et déversent 60 sacs de 27 kilos, soit une tonne et demi par jour. La moitié des cueilleurs sont en fait des femmes, qui portent le même poids que les hommes.

De nombreux travailleurs sont des migrants qui n’ont aucune couverture et sont continuellement menacés d’expulsion s’ils réclament des droits.

Dégradation de l’environnement

Les produits phytosanitaires peuvent être épandus par avion (85% de ces produits sont dispersés en dehors des cultures, avec des conséquences dramatiques : pollution des eaux, érosion et acidification des sols, développement de la stérilité, des cancers, des maladies cutanées chez les travailleurs). 

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Faut-il dès lors arrêter de manger des fruits tropicaux ? Non, bien entendu, mais sachez choisir les bons fruits. En achetant des fruits équitables, vous soutenez des filières qui entendent lutter contre ces pratiques.

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Ces filières de fruits équitables doivent être conduites par des organisations de producteurs autonomes et indépendants, qui cultivent avec des modes de production agro écologiques, respectant les droits des paysans et des travailleurs agricoles.

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Notre but est également de mobiliser les citoyens.

Vous pouvez être acteur de ce changement.

Comment ? En achetant des produits fruitiers issus du commerce équitable, mais également en signant et en informant sur les campagnes de plaidoyer et de mobilisation citoyenne suivantes :

MakeFruitFair : Une campagne internationale pour soutenir les travailleurs des plantations et les producteurs de fruits exotiques, et faire pression sur les entreprises et les responsables politiques pour rendre les chaînes d’approvisionnement 13équitables et durables. Actuellement, signez la pétition pour dénoncer les violations du droit du travail dans les plantations de FYFFES au Costa Rica : http://appels-urgents.peuples-solidaires.org/appel-urgent/fyffes-melon

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Peasantsrights : depuis 2015, un groupe international a été chargé par l’ONU de réfléchir et de rédiger une proposition de « Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales ». Ce groupe se réunit 2 fois par an mais nous devons mettre la pression sur les Etats réticents (la France est passée d’une opposition à une abstention) pour pousser la finalisation de cette déclaration et sa ratification.

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Signez et faites signer cette pétition : https://www.artisansdumonde.org/agir-pour-le-commerce-equitable/campagnes-de-mobilisation/nos-campagnes/artisans-du-monde-se-mobilise-pour-les-agricultures-paysannes-et-la-souverainete-alimentaire

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Ratification de la Convention 184 de l’OIT : en 2001 l’Organisation International du Travail vote une convention n°184 (C184) sur la sécurité et la santé dans l’agriculture. Pour être opérationnel et jouer son rôle d’une normalisation internationale par le haut, ce texte doit être ratifié par le plus grand nombre de pays. Aujourd’hui 16 pays* ont opéré cette ratification. La France s’est engagée à ratifier cette convention en 2017 (inscrite à l’agenda de l’assemblée nationale).

Le collectif français (CFSI, FIAN, Peuples SO, Conf’, CCFD, FADM) suit l’évolution de ce chantier et organisera un séminaire avec les pouvoirs publics le 13 novembre 2017. Il n’y a pas pour l’instant de mobilisation citoyenne mais un travail de plaidoyer institutionnel que nous suivons.

Vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire.

Vous ne pourrez pas dire ne pas avoir été prévenus.

 Vivement que nous goutions votre succulente salade de fruits issus du commerce équitable !