Étiquettes

,

Ce samedi 18 novembre de 10h00 à 12h00, Artisans du Monde Littoral Dunkerquois participait avec le collectif STOP TAFTA de DUNKERQUE à l’action STOP CETA de sensibilisation du public aux problématiques engendrées par ce traité de libre échange avec le CANADA /UE signé le 30 octobre 2016 au Conseil de l’UE et adopté par le Parlement européen le 15 février 2017où seuls 16 des 74 députés européens français l’ ont approuvé.

Cet accord doit maintenant être ratifié par les Etats membres, mais il est prévu que 90% de son contenu entre d’ores et déjà en vigueur de façon dite « provisoire ».

Stop CETA novembre 2017 011

Non, il n’est donc pas trop tard pour faire barrage à l’application de ce traité CETA qui vise à

  • Supprimer les derniers droits de douane entre les deux zones économiques, notamment dans l’agriculture ;
  • Niveler vers le bas les règlementations des deux côtés de l’Atlantique, ce qui se traduit bien souvent par une remise en cause des protections des travailleurs (voir les ordonnances MACRON sur le droit du travail), de la santé publique (voir la réduction à une peau de chagrin de la Sécurité Sociale et en parallèle la privatisation des soins de santé par le biais des mutuelles), des consommateurs (voir le dictat de plus en plus prégnant de la grande distribution au détriment des petits producteurs et de la paysannerie) et de l’environnement ( voir le peu d’empressements de nos dirigeants à mettre en œuvre l’indispensable transition écologique) ;
  • Offrir encore plus de droits exceptionnels aux multinationales afin de leur permettre de peser encore davantage sur les politiques publiques européennes et nationales.

Stop CETA novembre 2017 012

Pour cela, le CETA met en place deux mécanismes extrêmement dangereux et foncièrement antidémocratiques :

  1. Le forum de coopération règlementaire qui associe de nombreux lobbyistes dans ses groupes de travail disposant du pouvoir d’enterrer ou d’affaiblir un texte de loi avant que celui-ci n’arrive au parlement.
  2. Un tribunal d’arbitrage qui permettra aux investisseurs présents au CANADA de poursuivre un état si une nouvelle réglementation nationale ou locale risque de porter atteinte à leurs bénéfices. Sachant que la menace d’un procès aux coûts exorbitants (plusieurs millions d’euros) est très souvent suffisante pour décourager les volontés d’adopter des règlementations sociales, sanitaires, environnementales…

Pourquoi n’est-il pas trop tard ?

Stop CETA novembre 2017 009

Parce que le traité n’est entré en application que de façon provisoire dans sa majeure partie en attendant que tous les états européens ne le fassent ratifier par leurs parlements. La contestation est forte dans de nombreux pays, gênant certains gouvernements qui auraient voulu ratifier au plus vite.

ALORS, POUR DIRE NON AU CETA, INTERPELLONS NOS PARLEMENTAIRES POUR EXIGER UN RÉFÉRENDUM !  Écrivons à nos député (es) et sénateurs (trices) grâce à l’outil mis en place sur internet : http://www.stop-ceta.fr

Stop CETA novembre 2017 013

Publicités