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Manger des fruits est excellent pour la santé.

Mais êtes-vous si sûr de cette affirmation ?

D’où proviennent les ingrédients de la succulente salade de fruits que vous vous apprêtez à réaliser ?

Comment sont-ils produits ?

Que contiennent-ils vraiment ?

Nous avons décidé de vous donner quelques éléments de réponse dans l’article suivant.

CONSTAT:

Dans notre économie mondialisée, la compétition entre travailleurs-ses, imposée par une dérégulation toujours plus forte, provoque un dumping social et environnemental dont les conséquences sont tragiques pour les Hommes comme pour la Planète.

Le commerce des fruits tropicaux (bananes, oranges, mangues, ananas, etc.) est un des symboles de ces dérives : marqué par un modèle de production industrialisée, il provoque des impacts environnementaux et sociaux dont les paysans et travailleurs agricoles sont les premiers à faire les frais au prix fort, car dans cette compétition mortifère, ce sont les conditions de travail, les salaires et l’environnement qui sont devenus les variables d’ajustement.

Constat d’autant plus crucial que l’agriculture représente, avec plus d’un tiers de la population active mondiale employée, le deuxième employeur dans le monde après les services…

Les filières internationales des fruits tropicaux sont héritières du système  colonial : quelques acteurs de la transformation maîtrisent l’ensemble de la chaîne et forcent les paysans à travailler dans des conditions indignes.

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Leur but : s’accaparer le plus de profits. Pour cela ils tirent les prix de production vers le bas et les prix de vente vers le haut.

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Une production de masse imposée, à grand renfort de produits chimiques.

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Ces filières profitent de situations précaires des travailleurs (illettrisme, pauvreté, femmes et enfants, migrants).

-Les droits des paysans sont bafoués : pillage des semences, accès à la terre, juste rémunération

-Le droits des travailleurs agricoles également : horaires forcés, non-respect des normes de santé, pression sur les organisations syndicale, concurrence entre travailleurs et migrants, etc.

Les productions biologiques permettent d’assurer les conditions environnementales des productions, sans garantie concernant l’aspect social.

Seules les filières équitables respectent les droits humains (notamment le droit à la santé et à la sécurité) et mettent en valeur les agricultures familiales et paysannes.

Notons que les filières de commerce de fruits tropicaux sont mondialisées et ultra concentrées.

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  • Les impacts sociaux et environnementaux sont désastreux, comme le prouve l’exemple du Costa Rica

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Horaires de travail et rémunération

-Augmentation des horaires de travail (80 h au lieu des 48 h prévues, travail parfois 24h/24, réalisé par des migrants nicaraguayens en situation précaire).

-Les conditions de travail sont pénibles (10 à 12 heures quotidiennement, dans des conditions de chaleur et d’humidité extrêmes, six jours par semaine).

-Baisse des revenus des travailleurs : 73 USD/80 heures de travail. Le revenu décent a été calculé à 163 USD/semaine et le salaire minimum légal est de 63 USD/48 heures de travail.

Droits Humains

Sur une journée, les travailleurs des plantations remplissent et déversent 60 sacs de 27 kilos, soit une tonne et demi par jour. La moitié des cueilleurs sont en fait des femmes, qui portent le même poids que les hommes.

De nombreux travailleurs sont des migrants qui n’ont aucune couverture et sont continuellement menacés d’expulsion s’ils réclament des droits.

Dégradation de l’environnement

Les produits phytosanitaires peuvent être épandus par avion (85% de ces produits sont dispersés en dehors des cultures, avec des conséquences dramatiques : pollution des eaux, érosion et acidification des sols, développement de la stérilité, des cancers, des maladies cutanées chez les travailleurs). 

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Faut-il dès lors arrêter de manger des fruits tropicaux ? Non, bien entendu, mais sachez choisir les bons fruits. En achetant des fruits équitables, vous soutenez des filières qui entendent lutter contre ces pratiques.

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Ces filières de fruits équitables doivent être conduites par des organisations de producteurs autonomes et indépendants, qui cultivent avec des modes de production agro écologiques, respectant les droits des paysans et des travailleurs agricoles.

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Notre but est également de mobiliser les citoyens.

Vous pouvez être acteur de ce changement.

Comment ? En achetant des produits fruitiers issus du commerce équitable, mais également en signant et en informant sur les campagnes de plaidoyer et de mobilisation citoyenne suivantes :

MakeFruitFair : Une campagne internationale pour soutenir les travailleurs des plantations et les producteurs de fruits exotiques, et faire pression sur les entreprises et les responsables politiques pour rendre les chaînes d’approvisionnement 13équitables et durables. Actuellement, signez la pétition pour dénoncer les violations du droit du travail dans les plantations de FYFFES au Costa Rica : http://appels-urgents.peuples-solidaires.org/appel-urgent/fyffes-melon

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Peasantsrights : depuis 2015, un groupe international a été chargé par l’ONU de réfléchir et de rédiger une proposition de « Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales ». Ce groupe se réunit 2 fois par an mais nous devons mettre la pression sur les Etats réticents (la France est passée d’une opposition à une abstention) pour pousser la finalisation de cette déclaration et sa ratification.

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Signez et faites signer cette pétition : https://www.artisansdumonde.org/agir-pour-le-commerce-equitable/campagnes-de-mobilisation/nos-campagnes/artisans-du-monde-se-mobilise-pour-les-agricultures-paysannes-et-la-souverainete-alimentaire

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Ratification de la Convention 184 de l’OIT : en 2001 l’Organisation International du Travail vote une convention n°184 (C184) sur la sécurité et la santé dans l’agriculture. Pour être opérationnel et jouer son rôle d’une normalisation internationale par le haut, ce texte doit être ratifié par le plus grand nombre de pays. Aujourd’hui 16 pays* ont opéré cette ratification. La France s’est engagée à ratifier cette convention en 2017 (inscrite à l’agenda de l’assemblée nationale).

Le collectif français (CFSI, FIAN, Peuples SO, Conf’, CCFD, FADM) suit l’évolution de ce chantier et organisera un séminaire avec les pouvoirs publics le 13 novembre 2017. Il n’y a pas pour l’instant de mobilisation citoyenne mais un travail de plaidoyer institutionnel que nous suivons.

Vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire.

Vous ne pourrez pas dire ne pas avoir été prévenus.

 Vivement que nous goutions votre succulente salade de fruits issus du commerce équitable !

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