Dans notre économie mondialisée, la compétition entre travailleur-se-s provoque un dumping social et environnemental dont les conséquences sont tragiques pour les Hommes comme pour la Planète. Le commerce des fruits tropicaux (bananes, orange, ananas, mangues, etc.) en est le parfait exemple : marqué par un modèle de production industrialisée, il a un impact environnemental et social dont les paysan-ne-s sont les premières victimes. Dans cette compétition, ce sont les conditions de travail, les salaires et l’environnement qui sont devenus les variables d’ajustement. Constat d’autant plus crucial que l’agriculture représente le deuxième employeur dans le monde après les services.

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Les filières internationales de fruits tropicaux se sont développées sur le système colonial.Quelques acteurs de la transformation maitrisent l’ensemble de la chaine et forcent ainsi les paysan-ne-s à travailler dans des conditions indignes, tirent les prix de la production vers le bas et les prix de vente vers le haut. Profitant des situations de précarité des producteurs-rices (migrants-es, femmes, enfants, illettrisme) ils imposent une production de masse à grands renforts de produits chimiques, mettant en danger les travailleurs-ses, l’environnement et les populations.

Les filières de commerce équitable appuient des agricultures familiales et paysannes qui valorisent localement les matières premières et respectent les droits humains. Ces filières apportent une alternative concrète et militante permettant un travail décent. Elles permettent de garantir des conditions de travail dignes assurant ainsi le respect des droits humains et de l’environnement.

En voici une illustration avec nos partenaires de l’UPROMABIO et la filière des mangues séchées au Burkina Faso:

 

 

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