Avec nous, par les découvertes que nous avons jusque là rapportées dans nos articles antérieurs,

  • vous avez parcouru les rues de la ville de Jinotega et les routes montagneuses de la région sous un climat tropical
  • vous avez plongé dans un environnement exceptionnel où la beauté des sites se dévoile même au cœur de conditions de vie pas faciles
  • vous avez suivi les étapes de travail liées à la culture du café et repéré là que ça n’était pas une activité de toute tranquillité mais un vrai savoir faire
  • et surtout, vous avez entendu par la bouche des travailleurs eux-mêmes que le commerce équitable n’était pas une petite voie économique réduisant les méfaits ravageurs du commerce conventionnel  mais une véritable autre alternative commerciale qui assure aux familles un maintien sur leurs terres et l’assurance pour elles de revenus corrects et pour l’ensemble des familles rassemblées dans l’union de coopératives qu’est la SOPPEXCCA de réalisations effectives  pour le bénéfice de tous par le versement d’une prime ajoutée à l’achat du café.

Pour le vérifier, s’il le fallait encore, ressaisissons-nous de la définition du commerce équitable établie depuis 2001, définition  relevée sur le site de la fédération Artisans du Monde : Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, en particulier ceux du Sud.
Les organisations du commerce équitable, soutenues par de nombreux consommateurs, s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion publique et à mener campagne pour favoriser des changements dans les règles et les pratiques du commerce international conventionnel .

Succède à la définition la liste des critères généraux du commerce équitable : Le commerce équitable se base sur une série de valeurs, traduites en critères, qui sont communs aux 8 référentiels internationaux reconnus de commerce équitable :

  • des critères économiques : accès au marché facilité ; paiement d’un prix juste ; relations commerciales à long terme ; préfinancement des commandes si besoin ; transparence et traçabilité…
  • des critères sociaux : respect des conventions fondamentales de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) : temps de travail, revenu minimum, âge minimum, liberté syndicale … ; absence du travail des enfants et du travail forcé…
  • des critères d’ empowement (renforcement et autonomie) : fonctionnement démocratique et participation aux décisions ; égalité des travailleurs…
  • des critères environnementaux : respect de la biodiversité ; interdiction des substances dangereuses ; utilisation des ressources naturelles ; gestion écologique des déchets et des emballages…
  • des critères de sensibilisation : sensibilisation des populations aux enjeux d’un commerce mondial plus juste.

Ce dont nous pouvons témoigner, Christine, Didier et moi Lydia, après cette brève immersion chez ces personnes, c’est que nous avons vu  concrètement l’impact de ce partenariat commercial unissant producteurs et consommateurs dont nous sommes, sur le quotidien de ces familles, à savoir :

  • au cœur de paysages grandioses, des habitats où il fait bon vivre (avec les commodités nécessaires à un bien vivre sans excès de produits manufacturés inutiles)
  • des familles où chacun, chacune a sa place, est accompagné(e) dans ses besoins (femmes alliant dans un bon dosage travail sur les plantations, et celui domestique et enfants suivant une scolarité normale)
  • un métier rassemblant dans les plantations des hommes et des femmes autour de mêmes activités, des personnes non pas usées jusqu’à la corde et tristes mais satisfaites de leurs conditions de travail, travail où les problèmes et solutions sont portés et amenés par l’ensemble des producteurs de la SOPPEXCCA ;
  • l’expression d’une vraie démocratie participative où chacun, chacune a droit au chapitre, où la responsabilité est partagée autour des questions liées à leur devenir,  au devenir de leurs terres et à celui de leur activité qu’ils pratiquent  en épousant des pratiques écologiques (organiques) leur conférant ainsi  la préservation de leur environnement et préservant leur santé et celle des consommateurs que nous sommes.

Si vous le voulez, nous pourrons contribuer à élargir encore vos horizons nicaraguayens en vous rapportant encore dans les temps à venir des bouts de vie glanés ici et là, par nos déplacements et les rencontres faites. Si comme militants du commerce équitable, nous sommes encore plus convaincus de la pertinence de cette alternative économique après cette immersion rendue possible grâce notamment à Fatima ISMAEL (présidente de la SOPPEXCCA)  et aux voyageurs de notre groupe rassemblés grâce à l’association Touscan, nous avons lors de notre pérégrination nicaraguayenne repéré d’autres mises en œuvre, d’autres pratiques qui nous ont interrogé, suscitant soit de l’engouement soit  des interrogations………..

Alors, si vous êtes partants………  hasta pronto !

 

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